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Nous les mamans

Un blog pour les mamans, par des mamans…

Avoir un enfant angoissé

J’ai fait une petite pause sur le blog. D’abord parce que c’étaient les vacances mais aussi parce que j’ai eu besoin de prendre un peu de recul et me poser des questions sur le comportement de C.

C. est une enfant collante. Depuis ses 7 mois et demi elle refuse que je quitte les pièces, elle hurle si elle ne me voit plus, elle n’aime pas que je m’occupe de sa soeur, refuse son père… Alors j’ai consulté, j’ai lu et je me suis dit que c’était la fameuse angoisse de séparation typique des bébés.

Seulement voilà, C. a eu 20 mois et c’est toujours pareil avec des moments mieux et des moments pires !

En allant chez ma mère pendant les vacances, j’ai réalisé suite à un questionnement de ma mère que c’était pas « normal » qu’elle réagisse toujours comme ça.

Je me suis posée beaucoup de questions. J’ai consulté plusieurs médecins pour d’autres choses et j’ai posé la question à chaque fois : « Est-ce que le fait d’avoir perdu mon père pendant la grossesse a pu faire de C. un bébé angoissé ? ».

J’ai eu plusieurs types de réponses. Des non catégoriques, des « je ne sais pas », des « je ne pense pas » et des « oui c’est évident ! ».

Mon ostéo qui avait vu C. après la naissance m’en a aussi parlée. Pour lui, avec une chose aussi lourde, c’est normal que ce soit long pour C.

Et puis, j’ai commencé à en parler à mon entourage et je me suis rendue compte que je n’étais pas seule à galérer. Une copine à moi qui a perdu sa grand-mère pendant sa grossesse a eu le même type de problème avec sa fille. Ca m’a aidée c’est sur mais maintenant que faire ?

La rassurer, l’écouter mais sans le langage c’est compliqué. J’ai envisagé de consulter pour elle mais à 20 mois je ne sais pas si on peut en tirer quelque chose.

J’apprends surtout à l’accepter. Ce ne sont pas seulement son mauvais caractère ou des « caprices ». Il y a autre chose, j’en suis convaincue. J’en ai d’ailleurs toujours été convaincue et je me suis même dit que si C. avait eu tant de mal à stopper les tétées, cela venait peut-être de là.

 

Si vous avez des solutions, n’hésitez pas à me contacter. J’ai besoin d’aide, de conseils…

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Une angoisse au quotidien

Quand j’ai appris que j’étais enceinte de C. c’était dur. Dur de ne pas l’avoir choisie, dur de ne pas avoir pu contrôler, dur d’avoir peur…

C. est née et depuis je vis une angoisse chaque mois.

Quelle angoisse ? Retomber enceinte !

Je vous entends déjà ! L’avortement ça existe. J’avais le choix. Je sais mais je n’étais pas seule là dedans.Mon mari était contre et moi je voulais un deuxième enfant mais pas si tôt…

Ce n’est pas que je ne voulais pas de C. Je l’aime ma fille. On ne peut pas parler de grossesse non désirée, mais plutôt d’une grossesse arrivée un peu trop tôt. On avait parlé de 2 ans et demi ou 3 ans d’écart. Elles ont 20 mois d’écart…

Cette angoisse est vraiment très présente. Les premiers mois j’avais trouvé l’excuse de la fatigue pour que mon mari ne me touche plus. Et puis ensuite, j’ai essayé de me laisser un peu plus aller.

Seulement le weekend qui précédait mes règles ( je suis sous pilule donc prévisible)  j’angoissais BEAUCOUP et je me faisais un test de grossesse. Autant vous dire que je peux prendre des actions chez Clearblue et que je remercie le gouvernement d’avoir opté pour les tests à 1 € (même si j’en n’ai jamais vraiment trouvé à 1€…).

J’en ai parlé aux médecins, à ma psy, à mon mari (à qui je cachais les tests au début)… Tous m’ont rassurée mais cela n’a pas suffit.

J’ai donc du me prendre en main et limiter cette angoisse. J’ai essayé d’arrêter de faire des tests TOUS les mois. Il m’arrive encore d’en faire si me règles me paraissent trop légères, si j’ai mal aux seins… mais je n’en fais plus tous les mois et c’est un grand pas.

Par contre, concernant nos relations, c’est plus compliqué avec mon mari. J’ai peur ! Peur que cela tombe à la mauvaise période, peur que ma pilule ne fasse pas effet comme elle le devrait, peur de repasser par cette période peu facile.

C. va avoir 20 mois. C’est l’âge qu’E avait quand C. est née. Je ne veux pas d’autre enfant. Je les aime mais cela suffit. Il faut maintenant que je trouve la force de faire un peu plus confiance en ma contraception, en mon corps mais on peut dire que ce 12 juin 2014, quelque chose n’a pas fonctionné comme il se devait…

Que faire de tout ça ?

Les filles ont grandi. Les vêtements sont devenus trop petits. Les affaires de puériculture sont pour la plupart rangées. La question que je me pose maintenant : Que vais-je faire de tout ça ?

Je suis sure à 99% que je n’aurai pas de troisième enfant.

Quand j’ai eu E. j’ai dit que malgré les difficultés, je ne voulais pas qu’elle soit fille unique. J’ai dit qu’un jour on lui donnerait un petit frère ou une petite sœur même si je ne me sentais pas prête à remettre ça. Et puis la vie a décidé pour nous et C. est arrivée.

2 enfants c’est bien ! C’est déjà suffisamment difficile, fatigant et épanouissant.

Depuis la naissance de C, je dis donc à qui veut  l’entendre que je ne veux plus d’autre enfant. Je ne m’imagine pas repasser par ces 1ers mois difficiles entre changements de couches, coliques, galère de sevrage, …

Et pourtant j’ai du mal à me faire à l’idée que je dois me débarrasser des petites robes dans lesquelles elles étaient si jolies, des ensembles si mignons, de leurs petits pyjamas,  de la poussette dans laquelle on les a promenées…

On m’a souvent répété que je changerai peut-être d’avis d’ici 4 ou 5 ans, mon mari lui même le dit. Je me dis qu’ils ont peut-être raison. Du coup, je garde tout et tout cela commence à prendre de la place.

J’ai failli m’inscrire à un vide greniers pour vendre tout ça mais je n’ai pas réussi. J’attends désespérément que l’un de mes frères aient des enfants pour que je puisse lui donner tout ça sans trop m’en séparer…

 

Et vous, vous avez fait quoi de tout ça ?

Et si c’était l’école …

J’ai toujours connu la scolarité du côté enseignant. J’ai imposé et j’impose encore à mes élèves ce rythme effréné pour finir (ou au moins avancer au maximum) les programmes. Cette année encore j’ai cette sensation de leur en demander beaucoup. On finit une activité, hop on passe à une autre pour qu’il n’y ait aucun temps mort et pour en faire un maximum… Ils ne se sont jamais plaint d’être fatigués, que je leur en demandais trop…

Et puis cette année, je connais la scolarité du coté parent d’élève et depuis cette semaine je ne reconnais plus ma fille.

Depuis la rentrée, elle est épuisée. Lorsqu’elle rentre de l’école, la seule activité dont elle a envie c’est de regarder un dessin animé à la télé. Elle est complètement amorphe, elle mange peu au dîner et va au lit sans trop râler (ce qui est très étonnant pour elle et ça j’avoue qu’on a apprécié).

Et puis, depuis 3 jours, je ne la reconnais plus. Elle est juste HORRIBLE ! Elle nous répond, refuse la moindre contradiction, est toujours contre nous, elle parle mal aux gens…On a fait deux sorties courses aujourd’hui et elle n’a fait que courir partout, se laisser tomber par terre, hurler… Bref j’ai eu honte ! C’est vrai qu’on l’a couchée un peu plus tard cette semaine parce que papy et mamie étaient chez nous mais je ne m’imaginais pas la voir un jour comme ça.

Je le vois, elle est épuisée. Elle ne lâche pas son doudou, elle se frotte les yeux. Elle chouine pour rien…

A l’école, sa maîtresse,elle,la trouve adorable. Elle est volontaire, elle est toujours partante pour les activités et pourtant ici c’est super dur !

Et si c’était donc la fatigue et la pression créée par l’école ? Et si on leur en demandait trop ? Trop de concentration, trop d’attention, trop d’autonomie, trop d’écoute, trop de travail, trop de tout ! Et si il fallait leur laisser plus de temps libre ? Et si j’en demandais trop à mes élèves ? Je me demande bien comment ils sont le soir en rentrant chez eux. Même si mes élèves sont plus âgés (CM1) je me dis que ce qu’on leur demande est peut-être au dessus de ce q’ils sont capables de subir tous les jours. Je me pose réellement la question et je pense que je leur poserai dès lundi matin.

Je n’ai pas de réponse à apporter. Peut-être que cette phrase critique d’E. n’a rien à voir avec la fatigue. Peut-être est-ce la présence de ses grands-parents qui l’a excitée. Je ne sais pas…

Vos enfants sont fatigués aussi depuis qu’ils sont rentrés à l’école ?

Révoltée

Vendredi, jour où je suis à la maison (je travaille à 80%) je reçois un appel de la personne qui a ma classe ce jour-là. Elle me prévient que la maman d’un de mes élèves m’a écrit un mot dans le cahier de liaison « pas très sympathique » :

« Madame, il semblerait que vous ayez un problème avec mon fils. Nous réagissons rapidement à la maison mais vu que vous ne savez pas le gérer, je vous propose un RDV lundi à 15h30 ».

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Pas très sympathique ? C’est même sacrément gonflé ! De quel droit ose-t-elle me dire que je ne sais pas gérer son fils parce que je l’informe de ce qui ne se passe pas bien en classe ? OK j’ai mis 4 mots à son fils depuis deux semaines et mon complément en a mis 2 aussi mais si on les met, c’est bien qu’il y a un problème !

Il faut quand même savoir que son fils :

  • parle à tord et à travers en CM1
  • s’extasie devant un de mes dessins parce que j’ai dessiné un bonhomme avec un « zizi » (Ah bon ?)
  • s’est battu avec une camarade parce qu’elle était rangée devant lui…
  • a dit à sa voisine à deux reprises « Vas y sal*** écris ! »
  • a dit « va te faire f… »
  • ne respecte pas les règles et conteste tout.

Bref, j’ai hâte d’être à lundi après-midi pour voir la maman…

J’en viens quand même à me poser de sérieuses questions sur l’avenir de cet enfant et de ces enfants en général. Comment les parents peuvent cautionner ce genre d’attitude. Si E. ou C. revenait avec ce genre de mots, j’aurais honte et elles se prendraient l’engueulade de leur vie !

C’est donc ça la société actuelle ? C’est donc ça « les parents » aujourd’hui ? C’est donc de ce type de personnes que je suis censée apprendre sur mon rôle d’enseignant ? Ce sont ces mêmes personnes, qui bien que n’y connaissant rien au métier, sont les premiers à nous l’apprendre !

J’avoue, j’ai peur de ce RDV, peur que la violence des mots soit dépassée par la violence physique. Je ne connais pas ces parents, je sais que la situation familiale est particulière mais cela excuse t-il réellement ces attitudes ?

Depuis vendredi, je me remets en question, je me pose beaucoup de questions. Est-ce réellement ce qui m’attend pour l’avenir tous ces parents contre l’Ecole, contre l’Enseignant. Je ne comprend pas…

Ont-ils compris que j’étais moi aussi là pour aider leurs enfants, qu’il m’arrive de travailler trèèès tard pour trouver LA solution pour débloquer une situation, que je joue le rôle d’enseignant mais aussi de psychologue, de médiateur social, d’assistante sociale, … Je ne crois pas…

 

Source de l’image : http://lalutotale.com/2014/10/20/defi-du-lundi-ces-10-petites-choses-qui-enervent/

Papa me manque…

Cela fait un peu plus de 2 ans que papa nous a quittés. 2 ans où j’ai été bien occupée. 2 ans de hauts, de bas… 2 ans dans les couches, les maladies, les promenades, les joies des enfants, les difficultés de couple…

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Cela fait quelques jours que je pense beaucoup à mon papa. Il me manque. Il n’y a rien de plus à dire. Le pire c’est quand j’imagine ce qu’il aurait fait avec mes filles, et là les larmes me montent directement aux yeux.

S’il avait encore été parmi nous, je sais que :

  • Papa aurait tout fait pour être le plus souvent chez nous même si maman trouvait des excuses pour ne pas traverser la France.
  • Papa aurait emmené les filles à la piscine, au zoo, en promenade, faire du vélo… même s’il était fatigué.
  • Papa ne se serait jamais plaint parce qu’elles font trop de bruit…
  • Papa les aurait tellement adoré… Et c’est sans doute ce dernier point qui me fait tant de peine.

E. a connu mon père 6 mois « normalement » et 6 mois « très malade ». J’ai toujours voulu qu’il existe pour elle même APRES. On lui en a beaucoup parlé, lui expliquant que papy était très malade et que les docteurs n’avaient pas réussi à le soigner, qu’il avait du rejoindre les étoiles et qu’il nous voyait de là-haut. Il lui arrive de nous dire qu’elle voit papy quand elle est dans la voiture et qu’il fait nuit.

Quand je pleure  E. me demande toujours pourquoi et quand je lui réponds que papy me manque elle me répond toujours « Tu sais maman, il s’occupait bien de moi quand j’étais petite. Il me donnait mes bibis et me promenait ». C’est vrai ! Mais elle ne s’en souvient que parce que je lui en ai parlé. Elle ne se souvient de rien. Elle ne racontera jamais à l’école tout ce qu’elle a fait avec son papy…

C. ne l’a pas connu puisque papa nous a quitté lorsque j’étais enceinte d’un mois et demi. Sa dernière parole vers moi  » Ne perds pas ton bébé à cause de moi ». Il y tenait à mon bébé et m’avait toujours dit que c’était une deuxième fille. Pour elle ce sera encore plus un étranger. Cela m’attriste beaucoup… On lui montre des photos mais pour le moment, elle n’a aucune réaction.

Mon papa était quelqu’un de câlin, quelqu’un de bon vivant, un amour de papa, un amour de papy et même s’il avait un mauvais caractère, tout le monde l’aimait.

On a appris quelque chose après son décès, il était TRES fier de nous. On le savait mais on ne pensait pas autant. Les gens qui passaient nous présenter leurs condoléances au funérarium nous ont répété les uns après les autres à quel point il parlait de nous, à quel point il était fier de nous trois et de sa petite fille. On l’a évidemment su plus tard, trop tard… Je me souviens encore comme il était fier quand j’ai eu mon concours d’instit’. Il aurait été fier de ce que sont devenus mes frères…

Il me manque…

Source photo : http://www.astucesdefilles.com/11-raisons-pour-lesquelles-il-ne-faut-pas-se-retenir-de-pleurer/

Avoir des enfants rapprochés (1)

20 mois ! C’est l’écart qu’ont les filles…

Certains pensent que c’est déjà beaucoup, d’autres nous ont dit qu’on était fous (et ça rime en plus 🙂 )

Comme vous avez pu le lire, C. s’est installée avec un peu d’avance. Chez nous, on n’appelle pas ça un accident mais plutôt une surprise !

La surprise elle a été un peu dure à encaisser au début et puis tout le monde y a été de son petit conseil : « T’inquiète pas, elles vont s’élever toutes seules » « Si tu as deux filles c’est pratique, pas besoin de racheter des vêtements » « Au moins c’est fait, vous n’êtes pas obligés de vous remettre dans les couches »…

OK !!! Mais en réalité, ça s’est passé comment ??

C’est simple, on en A CHIE !

On en a chié parce que la grande a été jalouse de la petite quand je l’allaitais.

On en a chié parce que la grande demandait beaucoup d’attention à un moment où la petite en avait encore plus besoin.

On en a chié parce que la petite a été un bébé difficile (nuits au bout de … longtemps, énormes difficultés au moment du sevrage puisqu’on a quand même dû changer 7 fois de lait…, grosses angoisses de séparation d’environ 11 mois…)

On en a chié parce qu’on commençait à peine à sortir de l’eau avec la grande et on a remis ça avec la petite !

On en a chié parce qu’elles se réveillaient mutuellement alors qu’elles dorment dans deux chambres différentes.

On en a chié parce qu’on a abandonné pas mal de principes pour notre santé physique et mentale.

Et pourtant…

On est super content de voir la complicité qui s’est créée entre elles.

On est super content de voir à quel point elles s’aiment déjà. E. n’a aucun souvenir de la vie sans C. Elles se font des bisous, des câlins… tout le temps. Dès que l’une pleure, l’autre va la réconforter en lui amenant son doudou, en la prenant dans ses bras…

On est super content de voir qu’à 18 mois et 3 ans elles commencent à bien jouer ensemble et qu’on arrive à avoir des petits moments tranquilles.

On est super content de se dire que bientôt les couches, les balades avec 100000 trucs à prendre, la poussette, le lit parapluie… ce sera fini !

On est super content de voir que E. prend son rôle de grande sœur à cœur et s’occupe super bien de C. Elle lui apprend même des trucs qu’on lui avait appris petite.

Evidemment on n’est pas au bout des difficultés mais avec l’arrivée du langage on sent que C. grandit de plus en plus et prend pour modèle sa sœur. C’est trop mignon !

Bref, on en a chié, c’est pas fini

on va encore en chier mais on les aime !

Ce qui a changé depuis que je suis maman…

Cela fait maintenant un peu plus de trois ans que je suis maman et le moins que l’on puisse dire c’est que ma vie est COMPLETEMENT différente de ce qu’elle était avant…

  • Je suis constamment fatiguée !

Cela a commencé à la fin de ma 1ère grossesse, les insomnies, les difficultés d’endormissement avec le gros bidon et puis la naissance, les réveils nocturnes, les maladies… le deuxième enfant et on a recommencé avec encore plus de réveils nocturnes et de maladies…

Je suis tellement fatiguée que j’ai même du mal à entendre les gens célibataires me dire qu’ils sont fatigués sans avoir envie de m’énerver !

Avantage : – –

  • On ne sort et ne reçoit quasiment plus.

Je n’ai jamais été une grande fêtarde. J’ai même toujours été plutôt casanière mais j’adorais voir mes amis le weekend. Se coucher à n’importe quelle heure, se lever à n’importe quelle heure… Mon mari n’en parlons pas ! Lui, c’était un fêtard. Couché très tard ou très tôt le lendemain. Levé  entre midi et 14h…

Mais tout ça c’est fini !

Cela rejoint mon point précédent et c’est vrai qu’on est toujours crevés mais en plus avec l’arrivée d’un enfant puis du deuxième, on a vu nos amis s’éloigner. Après un sondage autour de nous, il s’avère que nous ne sommes pas les seuls à qui c’est arrivé. Il paraît que cela revient quand les enfants seront plus grands. J’attends de voir…

Avantage : –

  • Je suis plus souvent émue aux larmes.

Au début je pensais que c’était les hormones (j’ai quand même pleuré devant Speed 2 pendant ma 1ère grossesse !!) et puis j’ai du me résoudre à l’idée que je suis désormais devenue une serpillère !

Un film avec une scène émouvante, un reportage avec une personne qui réussit un marathon, la remise du diplôme de la fin de thèse de mon frère… je ne peux m’empêcher de verser ma larmichette.

Rassurez moi, vous aussi ?

Avantage : – (tant pis si mon mari se moque !)

  • J’ai une autre manière de travailler avec mes élèves.

Je ne suis pas toujours très patiente quand la nuit précédente a été merdique (et quand je dis merdique c’est 4h de sommeil entrecoupées de hurlements…) mais j’ai remarqué qu’en tout début de carrière je criais beaucoup plus et je n’avais pas forcément de résultats.

Aujourd’hui, je relativise beaucoup plus. J’essaie (et cela ne fonctionne pas toujours !) de rester calme et je leur parle un peu plus comme une maman. J’arrive mieux à les comprendre, à prendre en compte une situation familiale particulière.

Avantage : +++

  • Mon couple n’est plus le même qu’avant.

On l’a toute entendu « un bébé ça soude un couple ou ça le détruit ».  Je ne sais pas encore dans quelle catégorie je dois me ranger. C’est encore compliqué. Rassurez-vous, ce n’est pas que l’arrivée des enfants qui a perturbé notre couple. D’autres évènements ont compliqué les choses (un article viendra développer ce point).

Toujours est-il que nous ne sommes plus les mêmes. Nous sommes parents ! Nos conversations ne sont plus les mêmes, nos moments ensemble non plus…

Avantage : – – –

  • Je n’ai jamais été aussi rigide sur les horaires.

 

Ma mère me le reproche souvent : Quand c’est l’heure c’est l’heure !

J’ai du mal à faire patienter les filles pour le repas, du mal à les coucher tard parce que j’ai peur que ce soit Beyrouth pour les endormir ensuite.

Avantage : –

  • Je me suis rendue compte que j’étais plus forte que je le croyais mais que j’avais tout de même un gros point faible : mes enfants !

Tenir une journée complète en ayant peu dormi, Garder ton calme alors que tes gamins viennent de dérouler les rouleaux de papier ou dessiner sur le mur. Etre capable de m’affirmer devant les gens, je croyais que je n’en serai jamais capable et puis en fait, on est bien plus forte qu’on croit nous les mamans. Ma sage-femme m’avait dit « vous vous rendrez compte que vous êtes bien plus forte que ce que vous croyez ». Elle avait raison !

Avantage : +++

Par contre, je me sens vite vulnérable dès que quelque chose touche mes enfants. Je ne supporte pas qu’elles soient malades (même un gros rhume peut m’angoisser). J’ai peur des complications… cela s’est surtout amplifié après une gastro/pneumopathie de C. qui nous a valu une hospitalisation et depuis je m’inquiète encore plus vite…

Avantage :  —

  • J’ai arrêté de penser qu’un enfant est capricieux, qu’il faut allaiter, qu’il ne faut pas céder à ses « caprices »…

Quand j’ai accouché d’E, j’ai BEAUCOUP écouté les conseils, j’ai suivi toutes les recommandations et puis ça m’a vite gonflé parce que tout le monde se contredisait ! Même les sage-femmes de la maternité n’avait jamais le même avis !

Du coup à l’arrivée de C. j’ai fait un peu plus comme je le sentais. C. est un bébé très collant, qui a souvent besoin d’être rassuré alors même si ce n’est pas bien de la faire dormir avec nous c’est arrivé parfois quand ça n’allait pas.

Avantage : ++

  • J’ai découvert à quel point on peut aimer quelqu’un.

A la naissance d’E, c’était compliqué et puis on s’est aimé. On a appris à s’aimer. Depuis c’est incommensurable d’aimer autant quelqu’un. Avec la naissance de C. ça s’est encore amplifié. Evidemment, il y a des jours où j’aimerais être loin pour souffler un peu mais quand je les vois jouer ensemble, créer une complicité, demander des câlins, des bisous, se blottir contre moi le matin ou après la sieste, faire des farces, jouer à cache-cache… Quel BONHEUR !

Avantage : +++++++…

Et vous ça a changé quoi dans vos vies d’être maman ?

La première rentrée !

Mais où est passé le temps où bébé tenait à peine dans nos bras, où il était si fragile qu’on avait peur de le casser… Aujourd’hui E. a 3 ans et qui dit 3 ans dit école !

Ca fait longtemps qu’on en parle avec elle. Elle veut souvent voir l’école de maman, savoir ce qu’on y fait alors on raconte en y mettant plein d’enthousiasme.

Seulement voilà, E. a passé 3 ans à la crèche dans les mêmes locaux et avec les mêmes personnes. Du coup, en bonne maman stressée (qui plus est maîtresse), j’avais peur qu’elle soit paniquée.

15 jours après la rentrée, c’est l’heure du bilan !

L’école de notre village est une toute petite école. Elle est située à 500 m de chez nous. Nous avons eu la chance de pouvoir passer une matinée au mois de juin dans la future classe de PS mais pas avec la bonne maîtresse ! E. avait aimé cette matinée mais s’était mise à hurler lorsque j’étais allée remplir quelques papiers dans le bureau de la directrice.

Du coup j’ai pas mal stressée pendant les vacances et la veille de la rentrée, j’étais toute émue et TRÈS frustrée. En tant que maman maîtresse, pas de rentrée scolaire avec son enfant. J’ai fait la mienne de mon côté et E. a fait la sienne avec papa.

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E. était très impatiente. Elle s’est préparée en un éclair et il a fallu que mon mari l’occupe avant l’HEURE. Arrivée là-bas, elle a redécouvert ce nouvel univers, s’est mise à jouer, a parlé un peu à la maîtresse et puis… elle a VIRE son père ! : « Papa, c’est bon tu peux aller travailler ! ». Autant vous dire que mon mari était un peu perplexe mais il a décidé d’y aller.

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Il m’a tenue au courant et j’ai ensuite attendu… longtemps…

A 15h30, j’ai vite quitté ma classe et je me suis empressée de rejoindre l’école qui n’était pas encore ouverte (J’étais persuadée qu’elle ouvrait à 16h. C’était 16h15 !) Le dernier quart d’heure a été très long, évidemment.

Heureusement l’ATSEM m’avait vue et m’a rassurée avec des gestes à travers la vitre 😀

La porte s’est ouverte… Et… j’ai retrouvé ma grande ! Qu’est ce qu’elle avait grandi d’un coup ! J’étais fière ! Et elle, elle était super fatiguée…

J’ai commencé à la questionner comme je le fais maintenant tous les jours quand je peux aller la chercher. Je reçois tous les jours comme réponse à la question « Tu as fait quoi aujourd’hui ? » un joli « Je sais pas ! ».

Ce qui compte le plus c’est de voir à quel point elle est heureuse de partir le matin, à quelle vitesse elle se prépare, et ce sourire lorsqu’elle me voit à la porte de sa classe !

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Bref, je crois qu’elle lui plait bien son école

(et à moi aussi !)

 

 

 

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