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Nous les mamans

Un blog pour les mamans, par des mamans…

Que faire de tout ça ?

Les filles ont grandi. Les vêtements sont devenus trop petits. Les affaires de puériculture sont pour la plupart rangées. La question que je me pose maintenant : Que vais-je faire de tout ça ?

Je suis sure à 99% que je n’aurai pas de troisième enfant.

Quand j’ai eu E. j’ai dit que malgré les difficultés, je ne voulais pas qu’elle soit fille unique. J’ai dit qu’un jour on lui donnerait un petit frère ou une petite sœur même si je ne me sentais pas prête à remettre ça. Et puis la vie a décidé pour nous et C. est arrivée.

2 enfants c’est bien ! C’est déjà suffisamment difficile, fatigant et épanouissant.

Depuis la naissance de C, je dis donc à qui veut  l’entendre que je ne veux plus d’autre enfant. Je ne m’imagine pas repasser par ces 1ers mois difficiles entre changements de couches, coliques, galère de sevrage, …

Et pourtant j’ai du mal à me faire à l’idée que je dois me débarrasser des petites robes dans lesquelles elles étaient si jolies, des ensembles si mignons, de leurs petits pyjamas,  de la poussette dans laquelle on les a promenées…

On m’a souvent répété que je changerai peut-être d’avis d’ici 4 ou 5 ans, mon mari lui même le dit. Je me dis qu’ils ont peut-être raison. Du coup, je garde tout et tout cela commence à prendre de la place.

J’ai failli m’inscrire à un vide greniers pour vendre tout ça mais je n’ai pas réussi. J’attends désespérément que l’un de mes frères aient des enfants pour que je puisse lui donner tout ça sans trop m’en séparer…

 

Et vous, vous avez fait quoi de tout ça ?

Et si c’était l’école …

J’ai toujours connu la scolarité du côté enseignant. J’ai imposé et j’impose encore à mes élèves ce rythme effréné pour finir (ou au moins avancer au maximum) les programmes. Cette année encore j’ai cette sensation de leur en demander beaucoup. On finit une activité, hop on passe à une autre pour qu’il n’y ait aucun temps mort et pour en faire un maximum… Ils ne se sont jamais plaint d’être fatigués, que je leur en demandais trop…

Et puis cette année, je connais la scolarité du coté parent d’élève et depuis cette semaine je ne reconnais plus ma fille.

Depuis la rentrée, elle est épuisée. Lorsqu’elle rentre de l’école, la seule activité dont elle a envie c’est de regarder un dessin animé à la télé. Elle est complètement amorphe, elle mange peu au dîner et va au lit sans trop râler (ce qui est très étonnant pour elle et ça j’avoue qu’on a apprécié).

Et puis, depuis 3 jours, je ne la reconnais plus. Elle est juste HORRIBLE ! Elle nous répond, refuse la moindre contradiction, est toujours contre nous, elle parle mal aux gens…On a fait deux sorties courses aujourd’hui et elle n’a fait que courir partout, se laisser tomber par terre, hurler… Bref j’ai eu honte ! C’est vrai qu’on l’a couchée un peu plus tard cette semaine parce que papy et mamie étaient chez nous mais je ne m’imaginais pas la voir un jour comme ça.

Je le vois, elle est épuisée. Elle ne lâche pas son doudou, elle se frotte les yeux. Elle chouine pour rien…

A l’école, sa maîtresse,elle,la trouve adorable. Elle est volontaire, elle est toujours partante pour les activités et pourtant ici c’est super dur !

Et si c’était donc la fatigue et la pression créée par l’école ? Et si on leur en demandait trop ? Trop de concentration, trop d’attention, trop d’autonomie, trop d’écoute, trop de travail, trop de tout ! Et si il fallait leur laisser plus de temps libre ? Et si j’en demandais trop à mes élèves ? Je me demande bien comment ils sont le soir en rentrant chez eux. Même si mes élèves sont plus âgés (CM1) je me dis que ce qu’on leur demande est peut-être au dessus de ce q’ils sont capables de subir tous les jours. Je me pose réellement la question et je pense que je leur poserai dès lundi matin.

Je n’ai pas de réponse à apporter. Peut-être que cette phrase critique d’E. n’a rien à voir avec la fatigue. Peut-être est-ce la présence de ses grands-parents qui l’a excitée. Je ne sais pas…

Vos enfants sont fatigués aussi depuis qu’ils sont rentrés à l’école ?

Révoltée

Vendredi, jour où je suis à la maison (je travaille à 80%) je reçois un appel de la personne qui a ma classe ce jour-là. Elle me prévient que la maman d’un de mes élèves m’a écrit un mot dans le cahier de liaison « pas très sympathique » :

« Madame, il semblerait que vous ayez un problème avec mon fils. Nous réagissons rapidement à la maison mais vu que vous ne savez pas le gérer, je vous propose un RDV lundi à 15h30 ».

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Pas très sympathique ? C’est même sacrément gonflé ! De quel droit ose-t-elle me dire que je ne sais pas gérer son fils parce que je l’informe de ce qui ne se passe pas bien en classe ? OK j’ai mis 4 mots à son fils depuis deux semaines et mon complément en a mis 2 aussi mais si on les met, c’est bien qu’il y a un problème !

Il faut quand même savoir que son fils :

  • parle à tord et à travers en CM1
  • s’extasie devant un de mes dessins parce que j’ai dessiné un bonhomme avec un « zizi » (Ah bon ?)
  • s’est battu avec une camarade parce qu’elle était rangée devant lui…
  • a dit à sa voisine à deux reprises « Vas y sal*** écris ! »
  • a dit « va te faire f… »
  • ne respecte pas les règles et conteste tout.

Bref, j’ai hâte d’être à lundi après-midi pour voir la maman…

J’en viens quand même à me poser de sérieuses questions sur l’avenir de cet enfant et de ces enfants en général. Comment les parents peuvent cautionner ce genre d’attitude. Si E. ou C. revenait avec ce genre de mots, j’aurais honte et elles se prendraient l’engueulade de leur vie !

C’est donc ça la société actuelle ? C’est donc ça « les parents » aujourd’hui ? C’est donc de ce type de personnes que je suis censée apprendre sur mon rôle d’enseignant ? Ce sont ces mêmes personnes, qui bien que n’y connaissant rien au métier, sont les premiers à nous l’apprendre !

J’avoue, j’ai peur de ce RDV, peur que la violence des mots soit dépassée par la violence physique. Je ne connais pas ces parents, je sais que la situation familiale est particulière mais cela excuse t-il réellement ces attitudes ?

Depuis vendredi, je me remets en question, je me pose beaucoup de questions. Est-ce réellement ce qui m’attend pour l’avenir tous ces parents contre l’Ecole, contre l’Enseignant. Je ne comprend pas…

Ont-ils compris que j’étais moi aussi là pour aider leurs enfants, qu’il m’arrive de travailler trèèès tard pour trouver LA solution pour débloquer une situation, que je joue le rôle d’enseignant mais aussi de psychologue, de médiateur social, d’assistante sociale, … Je ne crois pas…

 

Source de l’image : http://lalutotale.com/2014/10/20/defi-du-lundi-ces-10-petites-choses-qui-enervent/

Papa me manque…

Cela fait un peu plus de 2 ans que papa nous a quittés. 2 ans où j’ai été bien occupée. 2 ans de hauts, de bas… 2 ans dans les couches, les maladies, les promenades, les joies des enfants, les difficultés de couple…

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Cela fait quelques jours que je pense beaucoup à mon papa. Il me manque. Il n’y a rien de plus à dire. Le pire c’est quand j’imagine ce qu’il aurait fait avec mes filles, et là les larmes me montent directement aux yeux.

S’il avait encore été parmi nous, je sais que :

  • Papa aurait tout fait pour être le plus souvent chez nous même si maman trouvait des excuses pour ne pas traverser la France.
  • Papa aurait emmené les filles à la piscine, au zoo, en promenade, faire du vélo… même s’il était fatigué.
  • Papa ne se serait jamais plaint parce qu’elles font trop de bruit…
  • Papa les aurait tellement adoré… Et c’est sans doute ce dernier point qui me fait tant de peine.

E. a connu mon père 6 mois « normalement » et 6 mois « très malade ». J’ai toujours voulu qu’il existe pour elle même APRES. On lui en a beaucoup parlé, lui expliquant que papy était très malade et que les docteurs n’avaient pas réussi à le soigner, qu’il avait du rejoindre les étoiles et qu’il nous voyait de là-haut. Il lui arrive de nous dire qu’elle voit papy quand elle est dans la voiture et qu’il fait nuit.

Quand je pleure  E. me demande toujours pourquoi et quand je lui réponds que papy me manque elle me répond toujours « Tu sais maman, il s’occupait bien de moi quand j’étais petite. Il me donnait mes bibis et me promenait ». C’est vrai ! Mais elle ne s’en souvient que parce que je lui en ai parlé. Elle ne se souvient de rien. Elle ne racontera jamais à l’école tout ce qu’elle a fait avec son papy…

C. ne l’a pas connu puisque papa nous a quitté lorsque j’étais enceinte d’un mois et demi. Sa dernière parole vers moi  » Ne perds pas ton bébé à cause de moi ». Il y tenait à mon bébé et m’avait toujours dit que c’était une deuxième fille. Pour elle ce sera encore plus un étranger. Cela m’attriste beaucoup… On lui montre des photos mais pour le moment, elle n’a aucune réaction.

Mon papa était quelqu’un de câlin, quelqu’un de bon vivant, un amour de papa, un amour de papy et même s’il avait un mauvais caractère, tout le monde l’aimait.

On a appris quelque chose après son décès, il était TRES fier de nous. On le savait mais on ne pensait pas autant. Les gens qui passaient nous présenter leurs condoléances au funérarium nous ont répété les uns après les autres à quel point il parlait de nous, à quel point il était fier de nous trois et de sa petite fille. On l’a évidemment su plus tard, trop tard… Je me souviens encore comme il était fier quand j’ai eu mon concours d’instit’. Il aurait été fier de ce que sont devenus mes frères…

Il me manque…

Source photo : http://www.astucesdefilles.com/11-raisons-pour-lesquelles-il-ne-faut-pas-se-retenir-de-pleurer/

Avoir des enfants rapprochés (1)

20 mois ! C’est l’écart qu’ont les filles…

Certains pensent que c’est déjà beaucoup, d’autres nous ont dit qu’on était fous (et ça rime en plus 🙂 )

Comme vous avez pu le lire, C. s’est installée avec un peu d’avance. Chez nous, on n’appelle pas ça un accident mais plutôt une surprise !

La surprise elle a été un peu dure à encaisser au début et puis tout le monde y a été de son petit conseil : « T’inquiète pas, elles vont s’élever toutes seules » « Si tu as deux filles c’est pratique, pas besoin de racheter des vêtements » « Au moins c’est fait, vous n’êtes pas obligés de vous remettre dans les couches »…

OK !!! Mais en réalité, ça s’est passé comment ??

C’est simple, on en A CHIE !

On en a chié parce que la grande a été jalouse de la petite quand je l’allaitais.

On en a chié parce que la grande demandait beaucoup d’attention à un moment où la petite en avait encore plus besoin.

On en a chié parce que la petite a été un bébé difficile (nuits au bout de … longtemps, énormes difficultés au moment du sevrage puisqu’on a quand même dû changer 7 fois de lait…, grosses angoisses de séparation d’environ 11 mois…)

On en a chié parce qu’on commençait à peine à sortir de l’eau avec la grande et on a remis ça avec la petite !

On en a chié parce qu’elles se réveillaient mutuellement alors qu’elles dorment dans deux chambres différentes.

On en a chié parce qu’on a abandonné pas mal de principes pour notre santé physique et mentale.

Et pourtant…

On est super content de voir la complicité qui s’est créée entre elles.

On est super content de voir à quel point elles s’aiment déjà. E. n’a aucun souvenir de la vie sans C. Elles se font des bisous, des câlins… tout le temps. Dès que l’une pleure, l’autre va la réconforter en lui amenant son doudou, en la prenant dans ses bras…

On est super content de voir qu’à 18 mois et 3 ans elles commencent à bien jouer ensemble et qu’on arrive à avoir des petits moments tranquilles.

On est super content de se dire que bientôt les couches, les balades avec 100000 trucs à prendre, la poussette, le lit parapluie… ce sera fini !

On est super content de voir que E. prend son rôle de grande sœur à cœur et s’occupe super bien de C. Elle lui apprend même des trucs qu’on lui avait appris petite.

Evidemment on n’est pas au bout des difficultés mais avec l’arrivée du langage on sent que C. grandit de plus en plus et prend pour modèle sa sœur. C’est trop mignon !

Bref, on en a chié, c’est pas fini

on va encore en chier mais on les aime !

Ce qui a changé depuis que je suis maman…

Cela fait maintenant un peu plus de trois ans que je suis maman et le moins que l’on puisse dire c’est que ma vie est COMPLETEMENT différente de ce qu’elle était avant…

  • Je suis constamment fatiguée !

Cela a commencé à la fin de ma 1ère grossesse, les insomnies, les difficultés d’endormissement avec le gros bidon et puis la naissance, les réveils nocturnes, les maladies… le deuxième enfant et on a recommencé avec encore plus de réveils nocturnes et de maladies…

Je suis tellement fatiguée que j’ai même du mal à entendre les gens célibataires me dire qu’ils sont fatigués sans avoir envie de m’énerver !

Avantage : – –

  • On ne sort et ne reçoit quasiment plus.

Je n’ai jamais été une grande fêtarde. J’ai même toujours été plutôt casanière mais j’adorais voir mes amis le weekend. Se coucher à n’importe quelle heure, se lever à n’importe quelle heure… Mon mari n’en parlons pas ! Lui, c’était un fêtard. Couché très tard ou très tôt le lendemain. Levé  entre midi et 14h…

Mais tout ça c’est fini !

Cela rejoint mon point précédent et c’est vrai qu’on est toujours crevés mais en plus avec l’arrivée d’un enfant puis du deuxième, on a vu nos amis s’éloigner. Après un sondage autour de nous, il s’avère que nous ne sommes pas les seuls à qui c’est arrivé. Il paraît que cela revient quand les enfants seront plus grands. J’attends de voir…

Avantage : –

  • Je suis plus souvent émue aux larmes.

Au début je pensais que c’était les hormones (j’ai quand même pleuré devant Speed 2 pendant ma 1ère grossesse !!) et puis j’ai du me résoudre à l’idée que je suis désormais devenue une serpillère !

Un film avec une scène émouvante, un reportage avec une personne qui réussit un marathon, la remise du diplôme de la fin de thèse de mon frère… je ne peux m’empêcher de verser ma larmichette.

Rassurez moi, vous aussi ?

Avantage : – (tant pis si mon mari se moque !)

  • J’ai une autre manière de travailler avec mes élèves.

Je ne suis pas toujours très patiente quand la nuit précédente a été merdique (et quand je dis merdique c’est 4h de sommeil entrecoupées de hurlements…) mais j’ai remarqué qu’en tout début de carrière je criais beaucoup plus et je n’avais pas forcément de résultats.

Aujourd’hui, je relativise beaucoup plus. J’essaie (et cela ne fonctionne pas toujours !) de rester calme et je leur parle un peu plus comme une maman. J’arrive mieux à les comprendre, à prendre en compte une situation familiale particulière.

Avantage : +++

  • Mon couple n’est plus le même qu’avant.

On l’a toute entendu « un bébé ça soude un couple ou ça le détruit ».  Je ne sais pas encore dans quelle catégorie je dois me ranger. C’est encore compliqué. Rassurez-vous, ce n’est pas que l’arrivée des enfants qui a perturbé notre couple. D’autres évènements ont compliqué les choses (un article viendra développer ce point).

Toujours est-il que nous ne sommes plus les mêmes. Nous sommes parents ! Nos conversations ne sont plus les mêmes, nos moments ensemble non plus…

Avantage : – – –

  • Je n’ai jamais été aussi rigide sur les horaires.

 

Ma mère me le reproche souvent : Quand c’est l’heure c’est l’heure !

J’ai du mal à faire patienter les filles pour le repas, du mal à les coucher tard parce que j’ai peur que ce soit Beyrouth pour les endormir ensuite.

Avantage : –

  • Je me suis rendue compte que j’étais plus forte que je le croyais mais que j’avais tout de même un gros point faible : mes enfants !

Tenir une journée complète en ayant peu dormi, Garder ton calme alors que tes gamins viennent de dérouler les rouleaux de papier ou dessiner sur le mur. Etre capable de m’affirmer devant les gens, je croyais que je n’en serai jamais capable et puis en fait, on est bien plus forte qu’on croit nous les mamans. Ma sage-femme m’avait dit « vous vous rendrez compte que vous êtes bien plus forte que ce que vous croyez ». Elle avait raison !

Avantage : +++

Par contre, je me sens vite vulnérable dès que quelque chose touche mes enfants. Je ne supporte pas qu’elles soient malades (même un gros rhume peut m’angoisser). J’ai peur des complications… cela s’est surtout amplifié après une gastro/pneumopathie de C. qui nous a valu une hospitalisation et depuis je m’inquiète encore plus vite…

Avantage :  —

  • J’ai arrêté de penser qu’un enfant est capricieux, qu’il faut allaiter, qu’il ne faut pas céder à ses « caprices »…

Quand j’ai accouché d’E, j’ai BEAUCOUP écouté les conseils, j’ai suivi toutes les recommandations et puis ça m’a vite gonflé parce que tout le monde se contredisait ! Même les sage-femmes de la maternité n’avait jamais le même avis !

Du coup à l’arrivée de C. j’ai fait un peu plus comme je le sentais. C. est un bébé très collant, qui a souvent besoin d’être rassuré alors même si ce n’est pas bien de la faire dormir avec nous c’est arrivé parfois quand ça n’allait pas.

Avantage : ++

  • J’ai découvert à quel point on peut aimer quelqu’un.

A la naissance d’E, c’était compliqué et puis on s’est aimé. On a appris à s’aimer. Depuis c’est incommensurable d’aimer autant quelqu’un. Avec la naissance de C. ça s’est encore amplifié. Evidemment, il y a des jours où j’aimerais être loin pour souffler un peu mais quand je les vois jouer ensemble, créer une complicité, demander des câlins, des bisous, se blottir contre moi le matin ou après la sieste, faire des farces, jouer à cache-cache… Quel BONHEUR !

Avantage : +++++++…

Et vous ça a changé quoi dans vos vies d’être maman ?

La première rentrée !

Mais où est passé le temps où bébé tenait à peine dans nos bras, où il était si fragile qu’on avait peur de le casser… Aujourd’hui E. a 3 ans et qui dit 3 ans dit école !

Ca fait longtemps qu’on en parle avec elle. Elle veut souvent voir l’école de maman, savoir ce qu’on y fait alors on raconte en y mettant plein d’enthousiasme.

Seulement voilà, E. a passé 3 ans à la crèche dans les mêmes locaux et avec les mêmes personnes. Du coup, en bonne maman stressée (qui plus est maîtresse), j’avais peur qu’elle soit paniquée.

15 jours après la rentrée, c’est l’heure du bilan !

L’école de notre village est une toute petite école. Elle est située à 500 m de chez nous. Nous avons eu la chance de pouvoir passer une matinée au mois de juin dans la future classe de PS mais pas avec la bonne maîtresse ! E. avait aimé cette matinée mais s’était mise à hurler lorsque j’étais allée remplir quelques papiers dans le bureau de la directrice.

Du coup j’ai pas mal stressée pendant les vacances et la veille de la rentrée, j’étais toute émue et TRÈS frustrée. En tant que maman maîtresse, pas de rentrée scolaire avec son enfant. J’ai fait la mienne de mon côté et E. a fait la sienne avec papa.

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E. était très impatiente. Elle s’est préparée en un éclair et il a fallu que mon mari l’occupe avant l’HEURE. Arrivée là-bas, elle a redécouvert ce nouvel univers, s’est mise à jouer, a parlé un peu à la maîtresse et puis… elle a VIRE son père ! : « Papa, c’est bon tu peux aller travailler ! ». Autant vous dire que mon mari était un peu perplexe mais il a décidé d’y aller.

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Il m’a tenue au courant et j’ai ensuite attendu… longtemps…

A 15h30, j’ai vite quitté ma classe et je me suis empressée de rejoindre l’école qui n’était pas encore ouverte (J’étais persuadée qu’elle ouvrait à 16h. C’était 16h15 !) Le dernier quart d’heure a été très long, évidemment.

Heureusement l’ATSEM m’avait vue et m’a rassurée avec des gestes à travers la vitre 😀

La porte s’est ouverte… Et… j’ai retrouvé ma grande ! Qu’est ce qu’elle avait grandi d’un coup ! J’étais fière ! Et elle, elle était super fatiguée…

J’ai commencé à la questionner comme je le fais maintenant tous les jours quand je peux aller la chercher. Je reçois tous les jours comme réponse à la question « Tu as fait quoi aujourd’hui ? » un joli « Je sais pas ! ».

Ce qui compte le plus c’est de voir à quel point elle est heureuse de partir le matin, à quelle vitesse elle se prépare, et ce sourire lorsqu’elle me voit à la porte de sa classe !

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Bref, je crois qu’elle lui plait bien son école

(et à moi aussi !)

 

 

 

Partir en vacances à l’étranger avec des enfants en bas-âge

Depuis que je suis tombée enceinte de mon aînée, je rêve de vacances, de farniente, de soleil, de détente… Bref, tout ce dont rêve une jeune maman…mais on n’avait pas franchi le cap entre les grossesses, les débuts difficiles avec bébé 1 puis bébé 2, le boulot…

Tout est parti d’une blague de mon mari qui m’annonce qu’il est tombé sur une offre internet d’un séjour en all inclusive à 1700 euros pour 4 aux Baléares. Pas de détails, je lui dis de réserver !  Après relecture l’offre n’était pas intéressante (transfert aéroports non compris, repas incertains, avis négatifs…)

Maintenant qu’on avait cette idée en tête, difficile de ne pas s’imaginer sur les transats ! On s’est mis en quête de trouver un voyage pas trop cher. On était en février quand on s’est mis à faire le tour des agences de voyage. Nous avions sélectionné peu de destinations : Les Baléares pour le côté « je ne fais rien » à bas prix, la Grèce ou la Crète, l’Italie et l’Espagne. On oublié l’Italie pour des questions de finances et la Grèce et la Crète parce qu’on avait peur d’être frustré de ne pas pouvoir visiter tout ce que l’on voulait avec les petites (ce sera pour dans quelques années…).

C’est finalement sur internet qu’on a craqué. Un séjour à Majorque en all inclusive de 7 jours (à l’est de l’île). Je recommande Havas voyages qui a répondu très rapidement à chaque question que nous posions par mail.

C’est parti !

Le jour du départ arrive et nous prenons l’avion à Toulouse avec la compagnie Vueling. Après une heure de vol qui s’est plutôt bien passée pour les filles, nous atterrissons à l’aéroport de Palma de Majorque. Il fait chaud ! Température extérieure de 38° ! Vivement l’arrivée à l’hôtel… Après avoir récupéré les bagages et la poussette qui nous accompagne aussi (gratuitement quand on voyage avec un bébé avec la plupart des compagnies aériennes) nous voilà dans la foule de l’aéroport à chercher désespérément comment rejoindre l’hôtel. Là ce fut compliqué ! Tout le monde parle espagnol et avec mes pauvres restes du lycée on essaie de se débrouiller. On trouve au bout d’une demi-heure et c’est parti pour 1h de bus pour rejoindre notre lieu de séjour.

DSC00175.JPGLes filles sont très sages. On a pris l’avion vers l’heure du repas. Elles ont mangé pendant le vol et c’est l’heure de la sieste. Elles s’endorment rapidement dans le bus.

Arrivés à l’hôtel et après les formalités d’usage pour récupérer les clés de notre appartement, nous nous installons.

Nous rejoignons rapidement le bar/snack afin de nous rafraîchir et les filles veulent une glace. Le snack se situe à l’extérieur et est partiellement couvert. Nous y passerons pas mal de temps pour les apéros, rafraîchissements et soirées nocturnes…

Des vacances ?

Tous les jours, on avait à peu près la même « routine » : Réveil des filles et biberons, habillage et petit déjeuner au restaurant de l’hôtel, retour à l’appartement et brossage de dents puis départ pour excursion ou piscine. Nous rentrions vers 13h pour déjeuner et ensuite nous mettions les filles au lit pour la sieste. Les deux premiers jours les siestes ont été très longues (pour nous aussi). Ensuite, le rythme était plus perturbé et la sieste parfois inexistante… Nous prenions ensuite le goûter au snack et nous allions à la piscine ou en ballade. Vers 19h30 20h nous repartions dîner et passions la soirée en promenade dans la station balnéaire ou au snack devant le spectacle prévu par l’hôtel.

Quelques précisions :

Notre lieu de résidence : l’hotel Gavimar Ariel Chico de Cala d’or

L’hôtel se situe dans une station balnéaire assez fréquentée il parait. En partant début juillet, il n’y avait pas tant de monde que ça. On a su après que c’était entre le 15 juillet et le 15 aout que c’était bondé. On n’est pas loin de la plage (5min à pied) et l’hôtel possède 4 piscines (3 petites et 1 plus grande).

L’appartement que nous avons loué est très simple mais assez grand pour vivre à 4 pendant une semaine. Il possède une petite terrasse avec vue sur l’une des piscines de l’hôtel et comme nous l’avions demandé un lit parapluie est installé pour C.

Le restaurant : Les trois repas étaient proposés sous la forme d’un buffet appétissant et propre. C’était bon et varié du petit-déjeuner au dîner. Le restaurant est grand et climatisé avec vue sur une des piscines. Cela reste de la nourriture espagnole donc c’était assez facile de trouver des crudités, de la salade… pour alléger un peu les repas.

Le gros bémol c’est l’heure du déjeuner : 13h (heure espagnole) ! Et pour des petites bien réglées comme les nôtres c’était très difficile de les faire tenir jusque 13H. La plupart du temps, elles étaient trop fatiguées et elles picoraient quelques trucs. Une fois, C. s’est d’ailleurs endormie alors qu’elle était assise sur moi.

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On a ensuite trouvé le truc : En leur faisant faire une petite sieste dans la matinée et en partageant un en-cas au snack vers 11h elles mangeaient correctement le midi.

Nos sorties :

Les excursions proposées par notre agence de voyage sur place étaient juste HORS DE PRIX. On s’en sortait au mieux pour 200 euros la journée et on ne sentait pas libres avec les filles. Du coup on s’est débrouillé !

  • On a pris le petit train qui se balade dans la ville pour découvrir les plages et les environs. C’était sympa comme première balade et ça nous permettait d’avoir une idée globale de ce qui nous entourait sans trop fatiguer les filles (E. s’est quand même endormie !)
  • Une sortie en bateau en pleine mer avec plancher transparent pour voir les poissons. Le concept de Starfish est sympa : un grand bateau qui propose différentes promenade en mer avec possibilité de se baigner grâce à un énorme toboggan gonflable.

C’était cher  (22€ par personne pour 2h de balade) mais c’était chouette ! On n’a vu aucun poisson mais la balade était vraiment sympa. On a rejoint chaque crique pour embarquer ou débarquer des passagers et puis on est allé jusqu’à une ville de pêcheurs (Portocolom). Là, on nous proposait de descendre visiter pour le même prix mais E. avait le mal de mer (découverte des vacances !) et on a préféré rentrer.

  • On a loué une voiture auprès de l’hôtel (56 euros la journée avec les sièges autos) et on est allé à Palma de Majorque visiter « la grande ville ». Très jolie ! On a d’abord fait un petit tour au marché pour ramener quelques souvenirs et on s’est ensuite baladé dans la rue piétonne pour rejoindre la place Major puis la cathédrale qui vaut vraiment le coup (entrée 7€ quand même !)

 

  • Les plages : On est allé à pied à la Cala Gran et à la Cala Esmeralda mais la plage avec la chaleur et les petites c’était un peu compliqué. Du coup on y allait le soir vers 18h quand il faisait moins chaud et on pouvait réellement en profiter. Beaucoup de touristes sont partis à cette heure-là et on pouvait avoir une place à l’ombre pas trop loin de la plage.

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L’avant dernier jour, on a pris le bus de la ville pour rejoindre le parc naturel de Mondrago que mon mari voulait absolument voir. C’était sympa mais il y avait beaucoup de vagues et les filles n’ont pas aimé s’y baigner ! Pas grave, on a fait des châteaux de sable !

-Les balades dans la station de Cala d’or

Beaucoup de boutiques de tout genre ! On a pu ramener des souvenirs pour nous et nos familles. J’ai pu me ramener une paire de boucles d’oreille avec des perles de Majorque et en ramener une pour ma maman montée sur pendentif. On a aussi fait plaisir aux petites en ramenant des poupées, bracelets…

La station est remplie de restaurants mais puisque nous étions en all inclusive nous n’y sommes pas allés.

Pour conclure, nous avons passé une semaine vraiment sympa à Majorque. On a réussi à couper avec le monde extérieur et à être un peu plus en famille. La gestion des filles étaient compliquée avec le changement de rythme et c’est surtout au niveau des repas que l’on a trouvé ça difficile. On a l’impression de ne jamais avoir été à table en même temps… Ça nous a fait beaucoup de bien de ne rien avoir à penser d’autres qu’à nous : pas de ménage, de cuisine, juste nous et nos enfants (merci le all inclusive). C’est vrai que c’était fatigant ! Peut-être que nous y retournerons dans quelques années rien que tous les deux pur vraiment nous reposer !

Connaitre le sexe de bébé avant sa naissance : oui ou non ?

Vous êtes enceinte ? L’échographie approche et bientôt le gynéco va vous demander si vous voulez connaître le sexe de votre bébé. Seulement voilà, vous ne savez pas si vous voulez savoir. Voici quelques points qui pourront, on l’espère, vous aider à choisir.

Pourquoi connaître le sexe de bébé avant la naissance ?

  • On peut faire une chambre 100% girly ou 100% boy !

Toute maman qui imagine la chambre de bébé veut lui créer un petit nid douillet. On s’imagine avec du rose, des princesses, des paillettes… ou alors des chambres pastels, bleues, grises…. On trouve pas mal d’idées pour s’inspirer sur le net, sur des forums ou autre :

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  • On peut se faire plaisir en s’achetant des vêtements « garçon » ou « fille »

Quelle maman n’a jamais craqué devant un petit ensemble salopette/chemise ou petite robe à volants ? C’est sûr qu’en connaissant le sexe, on peut plus facilement se laisser tenter par une garde-robe dédiée à l’enfant.

  • Ça évite la déception !

La grossesse est un moment agréable (la plupart du temps) mais à la fin on a toutes hâte que bébé sorte. Imaginez que vous avez attendu 9 mois en vous disant que vous attendiez une fille et qu’il s’agisse d’un garçon ! Le choc ! En connaissant le sexe de bébé pas de mauvaise surprise… (Normalement !)

  • On arrive beaucoup plus à s’imaginer et à se projeter avec le bébé.

Grâce aux échographies, les parents peuvent s’imaginer dans les grandes lignes comment sera le bébé. Je me rappelle avoir dit que mon aînée aurait mon nez et en effet j’avais raison!

En se préparant (surtout lorsque c’est un premier) à l’idée d’avoir un garçon ou une fille, il est plus facile de pouvoir se préparer psychologiquement à l’idée d’être parent. Ainsi, on va « avoir un garçon » ou « avoir une fille » et pas « avoir un enfant » qui est bien plus abstrait.

  • On n’a qu’un seul prénom à choisir !

Ben oui, qui dit un bébé dont on connait le sexe, dit un seul prénom à choisir. Encore faut-il y arriver !

 

 

Ne pas connaître le sexe de bébé, pourquoi ?

  • La surprise jusqu’au bout

En ne connaissant pas le sexe, la naissance apparait comme encore plus magique. Pour le peu que vous ayez en plus gardé secret les prénoms choisis (et oui un pour un garçon et un pour fille), la surprise sera encore plus grande. Un moment rempli de grosses émotions vous attend !

  • Pas de déception!

Une erreur de l’échographiste est toujours possible ! En ne sachant pas, aucun risque de se tromper…

  • C’est de plus en plus rare !

Peu de parents font le choix de ne pas connaître le sexe de bébé. Mon gynécologue nous a regardés très bizarrement quand on lui a dit qu’on ne voulait pas savoir… Si vous êtes tentés par l’originalité, n’hésitez pas !

  • Raison bonus : ça ennuie tout le monde ! (et surtout la belle-mère !)

Une des premières questions que l’on vous pose dès qu’on voit votre ventre rond c’est « C’est un garçon ou une fille ? ». Quand vous leur répondez que vous ne voulez pas savoir, on vous regarde comme si vous veniez d’une autre planète et s’en suit la liste des questions : « Et pourquoi ? », « Et comment vous allez faire pour la chambre, les vêtements.. ? ». Tout le monde veut savoir. On vous soupçonne même de connaître le sexe de bébé mais de ne rien vouloir dire… Et puis, il faut le dire, cela fait du bien de se sentir importants et vous êtes le centre des attentions si vous ne connaissez pas le sexe. Tout le monde y va de son pronostic, se basant sur des théories des plus loufoques (taille du ventre, forme du ventre, régime alimentaire…). C’est assez drôle à entendre !

Concrètement on fait comment ?

C’est super dur de tenir ! Pour notre premier enfant, je voulais savoir, pas mon mari. On a pris la décision ensemble de ne pas demander. A chaque échographie, il fallait rappeler au médecin qu’on ne savait pas et qu’on ne voulait pas savoir. On a souvent été tenté de regarder, de poser la question…  Pour la 3èmeécho, notre gynécologue a dit « elle » et s’est rattrapé. Mon mari ne l’a pas entendu alors je n’ai pas osé me faire des films. Par contre, mon mari avait cru apercevoir comme « une graine de café ». C’était bien une fille !

Pour la 2ème on a voulu savoir. Sa sœur avait 1 an quand je suis retombée enceinte et cela nous paraissait plus facile de la préparer à l’arrivée d’un bébé si on disait « petit frère » ou  « petite sœur ».  Au moment de la naissance, il y avait moins d’attente, moins de surprise. Effet 2ème ou effet « on connait déjà le sexe » on ne sait pas. Toujours est-il que nous avons apprécié le fait de ne pas le connaître pour notre aînée.

Pour la chambre, c’est tout à fait possible de faire des chambres mixtes. On trouve des idées sur le net, voici quelques exemples :

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Chez nous, on a fait ça : 
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Pour la grande…

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Pour la petite…

 

Pour les vêtements, c’est un peu plus compliqué. On trouve souvent des pyjamas roses et violets pour fille et bleus pour garçon mais on peut trouver sans se ruiner des pyjamas et bodys mixtes (blancs, verts, oranges, jaunes…). Chez nous c’était kiabi, gemo,… On n’est pas vraiment d’accord pour mettre une fortune dans des vêtements ruinés au bout d’une heure parce qu’un caca a débordé ou un vomi trop abondant a choisi de se placer en dehors du bavoir !

Le problème se pose pour les tenues. Mis à part quelques ensembles et barboteuses mixtes c’est assez difficile de trouver de vrais vêtements.

Rassurez-vous, les gens se feront un plaisir de vous en offrir quand bébé sera là !

 

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